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Matin Brun

avec M. Antoine et ses élèves de 3e SEGPA

mardi 3 novembre 2009, par F. Yvetot.





Depuis septembre, les troisièmes SEGPA étudient, en français, la nouvelle Matin Brun de Franck Pavloff (Editions Cheyne, 1998)

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire de deux copains qui mènent une vie paisible. Ils vivent à une époque où un régime politique extrême prend le pouvoir : l’Etat Brun. De nouvelles lois sont mises en place et elles sont de plus en plus discriminatoires. Même s’ils sont concernés, les deux amis les acceptent et s’en accommodent. Mais, ils ne pourront pas toujours fermer les yeux ainsi...

 

Cette nouvelle est très courte et dense. Elle aborde des sujets tels que la non-capacité à réagir face un régime, la facilité que nous avons à détourner le regard et accepter n’importe quoi, la méfiance, la privation de liberté, l’absence de solidarité...

 
 

Voici les réactions des élèves à l’issue de ce travail :

 

Cédric :

 

on n’a plus de choix, l’amitié est rompue, elle n’existe plus et on a peur d’aller en prison … Je ne pourrais pas vivre cela...

 

 

Sabrina :

 

C’est triste parce que tout est détruit : on n’a plus de choix, plus d’amitié, on ne fait plus confiance à personne, c’est du chacun pour soi... On ne se parle plus, c’est de l’injustice, on ne voudrait pas vivre cela.

 

 

Précilla :

 

J’ai bien aimé ce livre : au début, il y avait de l’amitié, de la confiance et de la solidarité entre les personnages. Et petit à petit, il y avait beaucoup moins de liberté : on n’osait plus se parler, on ne pouvait plus faire de choix, il n’y avait plus d’entraide... Ce chacun pour soi est déprimant, la vie est brisée, la peur est partout, il y a pas mal d’absence... Je ne voudrais pas vivre cette vie.

 

 

Gwendoline :

 

En lisant ce livre, mon impression a tout de suite été de la tristesse... Petit à petit, tout s’assombrit, il y a de l’injustice, les personnages s’isolent et sont privés de liberté. Il n’y a plus de solidarité, les gens se dénoncent alors qu’ils sont tous au même niveau...

 

 

Tiphaine :

 

Quand j’ai fini de lire Matin Brun, j’ai eu peur car dans le monde de ce livre il n’y a aucune solidarité, il n’y a plus d’amitié, plus de liberté. Même si ce n’est pas décrit, on imagine facilement ce que devient le personnage principal à la fin du livre. C’est un très beau livre même si on n’aimerait pas vivre dans le monde qu’il décrit.

 

 

Jimmy :

 

J’ai tristement bien aimé ce livre...

 

 

Nicolas :

 

Ce livre est bien car il montre ce qui est injuste, ce qui fait peur...

 

 

Guillaume :

 

J’ai bien aimé ce livre parce qu’il parle de l’injustice, de l’absence de solidarité, du manque de liberté...

 

 

Kévin :

 

J’ai bien aimé ce livre car au début c’est joyeux, il y a de la couleur... Mais petit à petit, l’histoire perd sa couleur, il y a des milices, la solidarité n’existe plus...

 

 

Valentin :

 

Je n’ai pas aimé ce livre car je ne voudrais pas vivre cela : les personnages ont peur, ils se dénoncent et ne s’aident pas, ils ne se parlent plus et détruisent l’amitié, il n’y a plus de solidarité...

 

 

Nicolas :

 

Je n’ai pas aimé ce livre car il n’y a plus d’entraide, c’est chacun pour soi, il n’y a plus trop de liberté.

 

 

John :

 

On ne pourrait pas vivre cela, il n’y a plus de choix, l’amitié est détruite, la confiance est brisée. On ne se parle plus, la liberté est absente

 

 

 

Et enfin, l’avis du professeur :

Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ; lorsque simplement, pour éviter les ennuis, on détourne les yeux ?

Pavloff nous emmène dans un monde – peut-être pas trop éloigné du notre -  où le totalitarisme s’installe à force de renoncements et d’indifférence. Son texte, court et percutant, réveille notre civisme endormi.

Ce petit livre a permis de sensibiliser les élèves de troisième SEGPA sur le devoir de vigilance ou de résistance de tout citoyen, sur la nécessaire attention qu’on doit porter au respect des libertés individuelles et des droits de l’homme fondamentaux. Lutter contre tout ce qui menace les droits de l’homme, de la femme et de l’enfant... et même, de plus en plus, de la nature. Même quand on n’est pas ou ne se sent pas personnellement concerné ou menacé. Même si on se croit défavorisé ou démuni. Et surtout quand on vit en démocratie.

La lecture du poème "Je n’ai rien dit..." du pasteur allemand Martin Niemoller (1892-1984), survivant du camp de concentration de Dachau, prolonge utilement ce travail et permet d’aborder la poésie engagée et l’histoire du nazisme tels que prévus dans les programmes de 3è. Un bon prélude pour la visite du Mémorial de Caen prévu en décembre prochain....

  • Prévention des risques auditifs

    Les élèves de 4e ont travaillé en cette fin d’année sur les risques auditifs avec Mme Delon en éducation musicale et Mme Plessis l’infirmière du collège. L’objectif de cette action qui a duré un mois était de prendre conscience de la fragilité de notre appareil auditif soumis quotidiennement à des nuisances sonores tant dans le collège que celles dues à l’utilisation des oreillettes pour écouter la musique avec le format mp3. Pour finaliser l’action, des élèves ont réalisé cette affiche de sensibilisation.

  • Lâcher de ballon stratosphèrique

    Les élèves de la classe de 4e SEGPA du collège La Chaussonnière ont lâché jeudi 1er juin 2017 au stade de Saint Martin Des Champs un ballon dans la stratosphère avec deux nacelles.

    Une expérience inoubliable pour tous ces élèves et leur professeur Laurent Pédrono, impliqués dans ce projet depuis le début de l’année scolaire et conduit en partenariat avec le Centre national d’études spatiales (CNES) qui a apporté une aide finacière au travers du matériel nécessaire à lâcher (ballon, hélium, parachutes, réflecteurs radars) et l’association Planète Sciences Normandie qui a assuré le suivi et le lâcher du ballon. Ce projet a été suivi par Christophe Le Deit (professeur de mathématiques et aérotechnicien).
    L’une des nacelles contenant un dispositif vidéo a été larguée grâce à un dispositif conçu par les élèves au bout d’une minute. Elle a été récupérée dans un jardin aux alentours du stade.
    L’autre nacelle avec à son bord des expériences scientifiques (mesure de la température, de la pression, prises de vues) est partie dans la stratosphère à 30 km d’altitude et on ne sait pas encore où elle redescendra quand le ballon se sera déchiré…
    Auparavant, il aura fallu plusieurs mois de préparation et surtout de réflexion pour la réalisation de ce projet pluridisciplinaire.
    Dans le cadre de ce projet, les élèves ont défini et construit ce qu’ils souhaitaient mettre dans la nacelle du ballon et ont tout réalisé eux-mêmes : inventer un système pour déclencher un appareil photo, mesurer la pression et la température, inventer un système pour larguer une nacelle au bout d’une minute, tester les différents dispositifs…
    Ils ont aussi cherché à comprendre pourquoi le ballon monte et pourquoi ensuite il explose. Ainsi, ils ont donc travaillé sur l’air, la pression, sur l’action de l’air et sur ce qui se passe lorsque la quantité d’air diminue.
    Ils ont aussi travaillé sur les montages électriques, les systèmes d’engrenages et de transmission du mouvement pour pouvoir déclencher l’appareil photographique à distance.
    Il a fallu aussi apprendre à travailler en équipe et à planifier les différentes étapes du projet.
    Les élèves devront pouvoir ensuite partager les vidéos et clichés réalisés puis analyser les différentes expériences embarquées.

  • La Chauss’ s’empare de la « Ville Américaine »

    Tous les élèves de quatrième du collège La Chaussonnière se sont plongés dans l’univers de la ville américaine durant une 1/2 journée d’intense création !
    Ce temps fort dans la scolarité de l’élève, constitue l’aboutissement d’un projet d’équipe, choisi dès le début de l’année, et travaillé en amont. Il s’intègre dans ce qu’on appelle les « EPI » (enseignements pratiques interdisciplinaires). Le thème de la ville américaine a été travaillé en Histoire. En français, ce projet s’est intégré dans le questionnement complémentaire aux nouveaux programmes "La ville, lieu de tous les possibles" ; les élèves ont analysé des textes variés, des chansons, des poèmes (et ils en ont aussi écrits) en s’interrogeant sur la ville, source d’inspiration pour les artistes. Des recherches sur des buildings, architectes ou l’urbanisme ont été menées. En anglais, les élèves ont été amenés à présenter des exposés avec un support diaporama sur une ville de leur choix en prenant le rôle d’un agent de voyages détaillant ce qu’il y a à visiter ( Seattle, La nouvelle Orléans, Los Angeles...).
    Enfin, encadrés par leurs trois professeurs ainsi que celui d’arts plastiques, ils ont pu laisser libre cours à leur imagination et proposer des projets collectifs autour d’une question posée : en quoi la ville peut-elle stimuler l’imaginaire ? Des groupes constitués de 6 élèves ont œuvré en tirant parti d’un support imposé : le grattage d’affiches. Chéri par des artistes importants du courant des Nouveaux-réalistes, ce matériau prélevé sur les grands panneaux d’affichages de villes se constitue d’une multitude de couches d’affiches collées les unes sur les autres ; en arrachant les affiches du dessus on révèle celles d’en dessous. Chaque élève a du trouver sa place dans le projet du groupe, et apporter sa contribution à la démarche collective. Les ouvertures culturelles ne manquent pas : street art (ou art urbain), Nouveau-réalisme, Pop art, installations, architecture, urbanisme… pourront être ré-approfondies en classe par la suite.
    Toutes les œuvres réalisées seront visibles lors des portes ouvertes.

  • PORTES OUVERTES 19 MAI 2017

  • Soirée parentalité

  • CGENIAL à La Chauss’

    La classe entière de 3e Andéol a participé au concours Cgénial avec leur professeur de technologie, Mr Koncz.
    Ewen, Romaric, Alexis ont représenté leurs camarades le 5 avril à l’ENSI de Caen (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Caen) pour présenter le projet.
    Le but était, en utilisant une démarche scientifique, d’expliquer comment est disposé l’ensemble des éoliennes dans un champ offshore (en pleine mer) comme dans les futurs parcs au large de Courcelles-sur-mer, Fécamp et St-Brieuc, afin de produire le plus d’énergie.
    Les élèves ont acheté un gros ventilateur, monté 6 maquettes d’éoliennes, créé une plate-forme pour tester différentes figures géométriques et prouvé que c’est la disposition en quinconce qui est la plus favorable.
    Courant mars, les élèves ont été visiter le département GIM (Génie Industriel) de l’IUT de Cherbourg pour obtenir des réponses à leurs questions et voir une démonstration de test d’éolienne en soufflerie.
    Le jour de la finale, les élèves ont effectué leurs démonstrations devant 4 jurys différents et devant Monsieur le Recteur en fin de journée.

  • Les trésors cachés de la Baie : une mine d’or pédagogique !

    Régulièrement pris d’assaut par des hordes de touristes venant des quatre coins de la planète, le (...)

  • PORTES OUVERTES : 19 mai 2017

  • Voyage à Bruxelles

    Les 49 élèves et les 6 accompagnateurs sont bien arrivés à Bruxelles à 17h sous un beau soleil belge. Après s’être installés dans leur chambre, les élèves ont découvert la « grande place », le Manneken Pis et Jeanneke Pis.
    Au programme de demain : Joli programme !!

  • Intervention du Major Gandon de la gendarmerie d’Avranches

    Tous les élèves de 4es ont bénéficié aujourd’hui de l’intervention du Major Gandon sur la prévention des risques liésà internet. Les thèmes abordés étaient la prtection de son identité, de son image et les risques encourus.